L’Agence mondiale antidopage (AMA) a réintroduit la pseudoéphédrine, un ingrédient courant dans les sirops contre la toux et les médicaments pour soigner le rhume, sur la Liste des interdictions à compter du 1er janvier 2010.
Source : CCES
L’Agence mondiale antidopage (AMA) a réintroduit la pseudoéphédrine, un ingrédient courant dans les sirops contre la toux et les médicaments pour soigner le rhume, sur la Liste des interdictions à compter du 1er janvier 2010.
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Tags: AMA, Liste des Interdictions, Pseudoéphédrine
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Il paraît évident que certaines substances peuvent porter préjudice à la santé des sportifs, notamment lorsque leur prise se conjugue avec la pratique des sports de haut niveau. Il se peut aussi qu’il soit éthiquement reprochable d’enfreindre les règles du jeu qu’elles soient formelles ou informelles.
Dans le but de devenir meilleur dans des compétitions, le sportif peut se servir de substances qui littéralement anéantissent sa santé. Tout comme si sa vie devait s’achever à la fin de sa carrière. Ces propos sont supposés avérés. Ce sont des connaissances qui se sont consolidées dans notre imaginaire au fil du temps et elles ont là leur validité. On sait, enfin, que le dopage dans un langage binaire, « n’est pas une bonne chose », « ce n’est pas bon pour la santé ».
Les raisons qui ont servi à justifier l’apparition de la « croisade » antidopage, plus précisément à la fin des années 1960 sont encore aujourd’hui utilisées alors que le contexte a évolué. D’autant plus, que ce que l’on entendait par « santé » il y a 40 ans ne l’est plus de nos jours. De fait, les informations et les savoirs dont l’humanité disposait à cette époque-là ont fort évolué depuis. Bien plus que les raisons évoquées précédemment, il y a ici un problème de décalage.
C’est qu’actuellement la santé n’est pas seulement comprise comme l’absence de maladie ou le choix d’un régime alimentaire équilibré. La santé, c’est aussi l’équilibre émotionnel, l’homéostasie physiologique. C’est finalement ce qui permet d’intégrer dans un ensemble harmonieux les meilleures « qualités du corps, de l’intellect et de l’esprit », pour paraphraser les principes fondamentaux de la Charte Olympique.
Il se trouve que, comme toute activité humaine, les dispositions antidopage sont assujetties à des erreurs. Aussi fréquentes, d’ailleurs, que la multiplication du savoir en physiologie et en génétique, pour se limiter au domaine du dopage. L’Agence Mondiale Antidopage elle-même le reconnaît. Lorsqu’elle modifie le rapport maximal tolérable entre testostérone et epi- testostérone, l’Agence ne fait qu’informer que des sportifs ont pu subir des injustices lors d’un contrôle positif. Il y a ici un problème de logique argumentaire.
En conclusion, étant donné :
- que les organisations antidopage prônent la protection de la santé des sportifs et la pérennité de l’esprit sportif,
- que l’on entend actuellement la santé comme équilibre (au sens large),
- que le processus antidopage se répercute négativement sur les multiples sphères de la société sportive autant que de la société en général (reflets psychologiques, médiatiques, socio-économiques, familiaux etc.),
le système antidopage actuellement mis en place cherche l’équilibre tout en provoquant le déséquilibre.
La question qui se pose alors est : Quelles solutions créatives et alternatives au système antidopage ?
Tags: AMA, Dopage
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